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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 19:45

La baisse de niveau chez les écoliers français serait à l'origine de ces nouveaux programmes. Les enfants réussiraient moins bien les tests que faisaient leurs grand-parents.... Il est pourtant impossible de tester les écoliers des années 60  sur ce que savent faire les écoliers des années 2000 : la démarche scientifique est incomplète et les résultats qui en découlent ne riment à rien. Cela s'explique peut-être par le fait que c'est la première fois que des chercheurs ne sont pas associés à ces démarches. 

En outre, la mission de l'école a changé : dans les années 60, elle «produisait» des travailleurs, maintenant, elle prépare les enfants à poursuivre leur scolarité. La vision mécanique des apprentissages telle qu'elle est envisagée dans ces nouveaux programmes ne permettra plus de baser la scolarité sur la compréhension des notions et des concepts. Alors, l'enfant qui sera confronté à une situation nouvelle ne pourra appliquer les mécanismes connus et sera en difficulté.

Que préférons-nous pour nos enfants : un tête bien pleine ou une tête bien faite ?????

(les nouveaux programmes aboutissent à la première hypothèse et les programmes actuellement en vigueur -datant de 2002 - favorisent la seconde solution).

C'est pourquoi nous organisons une réunion débat information sur le sujet et espérons vous y rencontrer pour échanger et avancer ensemble.

  Pour en savoir plus

 

  • Réunion mardi 3 juin à 20 h 30 à l'école Primaire
  • Consultez le site de la Fédération de parents d'élèves F.C.P.E. ici

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commentaires

armand rosenberg 11/06/2008 00:24

Est-ce que la question n'est pas surtout de savoir quel est la démarche la plus appropriée pour diminuer l'échec scolaire.
Vous avez naturellement raison quand vous dites que les générations précédentes ont produit de bonnes choses. Le problème est dans le cas présent que l'on s'est assis sur les programmes précédent sans avoir pris le temps d'évaluer ce qu'ils produisaient. C'est le premier reproche qui m'a touché. Il me semble qu'il relève du bon sens.
Il y a ensuite une deuxième dimension, un peu plus scientifique. Les plus jeunes générations sont tout de même moins en difficulté que les précédentes. Ainsi une étude récente (que l'on m'a transmis récemment) montre par exemple que si 10% de la population est touchée par l'illetrisme, seuls 4,5% des moins de 25 ans sont touchés par ce phénomène.
Ces observations tendent à me convaincre que les méthodes plus récentes qui passent par la compréhension des phénomènes est plus efficace. Pour convoquer l'étude que j'évoque :http://www.anlci.gouv.fr/fileadmin/Medias/PDF/ACCUEIL/Les_chiffres_de_l_illettrisme.pdf

Le risque de la démarche actuelle n'est-elle pas qu'elle nous appâte parce que nous la comprenons mieux ? Si nous maîtrisons les savoirs de base, il n'en va pas de même de la pédagogie.

... En espérant la poursuite du débat et d'autres commentaires

AOC 08/06/2008 21:41

L'apprentissage des matières de base n'a pas que je sache vocation a empêcher les enfants de penser. Par contre je pense que recentrer l'enseignement dans les petites classes autour de ces points particuliers peut avoir un effet positif: ramener plus d'égalité dans l'enseignement. Les enfants défavorisés ne sont pas forcément les mieux armés pour "découvrir les règles" à partir d'exemples.

Avant de vouloir faire penser les enfants, il faut d'abord s'attacher à ce qu'ils maîtrisent un minimum leur langue.

Je ne crois pas que l'école de nos grands parents ait produit des enfants si soumis et dociles que vous voulez bien le dire: il y a eu parmi eux quelques résistants...

J'ai relu récemment des lettres de ma grand mère: elle s'y exprime dans une langue simple, mais les fautes y sont très rares. Ma mère n'a "que" le certificat d'études et écrit elle aussi sans fautes, pourtant . Je me souviens de mon instituteur de village (j'ai commncé l'école à 5 ans, il n'y avait pas d'école maternelle dans mon petit village), il nous a enseigné le francais "à l'ancienne" (quand on arrivait en classe le matin, il avait déjà passé du temps à faire un dessin à la craie (magnifique, il était doué) au tableau pour illustrer la leçon du jour) et je ne crois pas que cette méthode ait eu une influence quelconque sur la compréhension des textes que j'ai lus plus tard. Mon fils de 11 ans, lui, utilise des mots qu'il ne maîtrise pas et tous ses textes sont criblés de fautes. Il n'a qu'une vague conscience de la chronologie de l'histoire de son pays et ne sait pas situer Strasbourg sur une carte...

Où est le progrès ?

fantômette 07/06/2008 12:57

L'école de demain c'est apprendre à lire, écrire et compter mais surtout, surtout pas penser!Quel horreur, ...pour en faire des intellos qui vont ensuite devenir des gauchistes, des écolos! Non, il faut revenir à une population docile, soumise, inculte: famille, boulot, dodo. Je ne parle même pas de ce qui se trame pour les filles avec une remise en cause de la mixité! Il ne s'agit pas que de sauver l'école comme un service public mais sauver l'education et l'enseignement pour NOS ENFANTS!

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